Information
  • Lead-organizer: Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
  • 15:30 - 17:00
  • Date: 16 Jun 2012
  • Room: T-4

Foret, Economie Verte et Lutte contre la Pauvrete

Organizing partners

Partenaires :
 République du Congo : Ministère du Développement Durable, de l?Économie Forestière et de l?Environnement : M. Jean Ignace TENDELET, Directeur Général du Développement Durable de la République du Congo : jitendelet@yahoo.fr;
 Institut de l?Énergie et de l?Environnement de la Francophonie (IEPF) pour l?Organisation internationale de la Francophonie (OIF): Fatimata DIA TOURE, Directrice de l?IEPF : fatimata.dia@francophonie.org;
 Université du Québec à Chicoutimi, Québec, Canada : M. Jacques PRESCOTT, Professeur-Associé de la Chaire en éco-conseil, jacquesprescott@sympatico.ca,

Introduction

La forêt est bien plus qu?un puits de carbone ou un stock de ressources ligneuses et d?énergie. Elle se situe au c?ur de très nombreuses préoccupations environnementales et sociétales majeures. Elle est pourvoyeuse d?une multitude de ressources et de services, dont certains cruciaux pour la survie de l?humanité, pouvant alimenter une économie verte soutenant l?éradication de la pauvreté.

Detailed programme

Contenu Détaillé :
La forêt couvre encore aujourd?hui 30% des terres émergées. Elle reste le principal réservoir de la biodiversité terrestre. Elle exerce des fonctions régulatrices majeures soutenant la résilience de l?ensemble des écosystèmes terrestres et procurant de nombreux bénéfices écosystémiques à l?humanité, en partie quantifiables (atténuation des changements climatiques, protection contre l?érosion, fertilité des sols) et d?autres comme la régulation du cycle de l?eau dont la valeur n?est pas moindre. Elle répond directement aux besoins de subsistance d?un cinquième de l?humanité. Elle offre un marché de biens et de services utiles à l?ensemble de l?humanité à hauteur de 327 milliards de dollars US (2004), soit 0,6% du PIB mondial, et générant 60 millions d?emplois. Elle supporte une variété de services intangibles difficilement quantifiables, voire inestimables, que l?économie moderne ignore et au mieux peine à prendre en compte, comme la production de valeurs symboliques, culturelles, artistiques, patrimoniales, éducatives et de ressourcements physiques et spirituels.
Plusieurs forces directrices (croissance démographique soutenue, urbanisation galopante, mondialisation de l?économie, changements climatiques, changements culturels et sociétaux?) concourent à sa disparition au rythme de 13 millions d?ha par an sur la dernière décennie, essentiellement dans la zone tropicale humide. Par ailleurs, une partie signifiante de sa surface actuelle a été profondément modifiée, en particulier dans l?hémisphère nord tempéré, par une surexploitation de ses ressources, la pollution et la fragmentation des espaces qu?elle couvre et une transformation, parfois radicale, de ses peuplements. Aujourd?hui, ces tendances menacent dangereusement la résilience de la forêt et donc les services qu?elle rend à la planète et à l?humanité.

La perte de ces services conduit inexorablement à l?appauvrissement de toute l?humanité y compris les générations futures. Au premier chef et de façon plus dramatique, la perte des forêts affecte les populations qui vivent encore une forme de symbiose avec la forêt, notamment toutes celles pour qui la forêt est une source essentielle de subsistance et une référence culturelle. On constate aujourd?hui d?ailleurs que ce sont ces populations qui ont l?indice de développement humain le plus faible même dans des pays où est enregistrée une valeur élevée de cet indicateur. Il s?agit pourtant de cultures riches de savoirs, de connaissances et de savoir-faire que la majorité de l?humanité perd au rythme de la disparition des forêts. Ces populations sont peu outillées pour combattre les dynamiques de dépossession de leurs patrimoines. Pour valoriser ces patrimoines dans un processus de transition économique endogène ces populations connaissent un processus inexorable de paupérisation sur place ou viennent grossir à grande vitesse les franges les plus pauvres des populations des villes.
L?Économie Verte doit prioritairement viser à renverser cette dernière tendance en créant les conditions d?une transition endogène, en combattant les différentes dynamiques de dépossession des populations dépendant directement de la forêt et en permettant la préservation des savoirs et savoir-faire uniques dont ces populations restent les derniers dépositaires. Elle doit aussi contribuer à atténuer les forces directrices en jeu dans la disparition des forêts, tout en reconnaissant l?ensemble des valeurs de ces écosystèmes particuliers ainsi que des services qu?ils rendent. Une juste rétribution de tous ceux qui participent au développement et à la préservation de ces valeurs et services constitue l?essentiel de ces changements visant, au premier chef, une redistribution plus équitable des richesses et l?éradication de la pauvreté.
Programme du Side Event.
 Déclaration du Sommet des Chefs d?États et de Gouvernements d?Afrique sur les Forêts et l?économie verte par SEM Henri DJOMBO, Ministre du Développement Durable, de l?Économie Forestière et de l?Environnement de la République du Congo;
 Place de la Forêt dans les priorités des Chefs d?États et de Gouvernement de l?OIF par Madame Fatimata DIA TOURE, Directrice de l?IEPF;
 Forêt, Économie Verte et lutte contre la Pauvreté : Résultats du Colloque de Lyon par M. Jacques PRESCOTT, Professeur-Associé, Chaire en éco-conseil de l?Université du Québec à Chicoutimi, Québec, Canada
 Rôle et place des trois bassins forestiers dans l?économie verte pour les pays en développement par M. Jean Ignace TENDELET, Directeur Général du Développement Durable de la République du Congo;
 Débats
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