Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD)
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  • Date submitted: 1 Nov 2011
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  • Name: Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD)
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L?agriculture, au c?ur des défis de la planète

Alors que la lutte contre la faim est le premier des objectif du Millénaire pour le développement, les dernières données de la FAO confirment qu?un milliard de personnes souffrent toujours de ce fléau dans le monde. Les projections démographiques indiquent qu?à l?horizon 2050, la planète pourrait dépasser les 9 milliards d?habitants contre 7 aujourd?hui, avec une majorité dans les régions chaudes ou tropicales. Dans ces conditions, le risque de crises alimentaires, voire de famines majeures, n?est pas à exclure.

En 1992, le sommet de Rio a été le sommet de l?environnement. Trois conventions internationales ont été adoptées : lutte contre le changement climatique ; protection de la diversité biologique ; lutte contre la désertification. Les crises majeures qui ont depuis secoué la planète, en particulier les crises alimentaires révélées par les « émeutes de la faim » en 2008 dans nombre de pays en développement, ont fait resurgir le spectre de la faim. Alors que ce risque semblait mineur ou localisé, les opinions publiques comme les décideurs politiques et les organismes en charge du développement ont découvert à nouveau l?ampleur du défi de la sécurité alimentaire et d?une nutrition équilibrée.

Permettre aux plus pauvres d?accéder à l?alimentation, aujourd?hui et demain, est redevenu une priorité. Nourrir la planète exigera non seulement de produire plus, et aussi de tenir compte des nécessités environnementales : l?agriculture est au c?ur des défis de demain !

En effet, le défi est d?autant plus complexe à relever que croissent les pressions sur l?accès aux terres agricoles pour produire de l?énergie et des biens industriels. A cet égard, la frontière entre agriculture et forêt soulève de nombreux débats : en cette année internationale des forêts, on ne saurait passer sous silence les enjeux qui leur sont liés, tant environnementaux (stockage de carbone et protection de la biodiversité) que de développement (emplois, nourriture, produits ligneux et non ligneux).

Les questions du volume des productions agricoles nécessaires, de la productivité et des surfaces à valoriser via l?agriculture restent au centre des enjeux. Produire davantage en utilisant moins de ressources naturelles (sol, eau?), en optimisant les intrants (énergie, engrais, pesticides), tout en dynamisant le fonctionnement biologique des agro-écosystèmes : tel est l?enjeu d?une agriculture « écologiquement intensive ». Une agriculture qui valorise les services écosystémiques des milieux agricoles comme des milieux naturels.

L?agriculture, au sens large, est bien plus qu?un secteur d?activité économique ; elle est le vecteur premier de la gestion des territoires. D?elle dépendent les ressources biologiques et en eau, la fertilité, les stocks de carbone. D?elle dépend également la capacité à nourrir et faire vivre les hommes. Dans nombre de pays en développement et émergents, c?est en effet en milieu rural que se trouvent les plus grandes zones de pauvreté, que vivent certains des plus démunis. L?agriculture y est la source essentielle et principale d?emploi, de revenu, de richesse. C?est elle qui permet de vivre, de sortir de la pauvreté, de dépasser la survie.

Traiter de lutte contre le changement climatique, de conservation de la diversité biologique, de lutte contre la désertification, agir pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté, c?est aussi, voire d?abord, parler d?agriculture.

Les analyses et prospectives, comme Agrimonde pilotée par le Cirad et par l?Inra, montrent que l?augmentation de la production agricole est une composante essentielle de la sécurité alimentaire et d?une alimentation équilibrée pour tous, mais qu?elle n?est pas la seule. D?autres facteurs jouent un rôle prépondérant, comme la réduction des pertes et des gaspillages lors de la production, du stockage et de la distribution, comme l?évolution des modes de consommation et l?organisation des échanges locaux et internationaux. Sur ce dernier point, la volatilité des prix agricoles joue un rôle majuer, comme l?a montré le High Level Panel of Experts dans son rapport « Volatilité des prix et sécurité alimentaire », présenté à la FAO en octobre 2011.

La sécurité alimentaire est une équation complexe, à la croisée de l?environnement, de la santé, du développement économique et social et de l?énergie. Elle pointe le besoin d?agricultures à la fois productives, économiquement viables, socialement équitables et respectueuses de l?environnement. L?ouvrage récent des présidents de l?Inra et du Cirad (« 9 milliards d'hommes à nourrir. Un défi pour demain ») se situe dans ce cadre pour proposer des solutions.

Plusieurs organismes, internationaux, intergouvernementaux, nationaux, de la société civile, et des conférences et sommets ont analysé cette situation et les évolutions à envisager. La Prepcom de l?Assemblée générale des Nations unies de mars 2011 présente dans sa note « onf.216/pc/8 » les défis à relever pour un développement durable des Etats de la planète, et en particulier des pays en développement. Elle souligne l?urgence de mettre l?accent sur l?agriculture.

La préparation de Rio + 20, et la priorité que fait le G20 de l?agriculture et de la recherche agronomique, ont généré plusieurs conférences, parmi lesquelles :

? la conférence ?Re-energising global agricultural productivity?, séminaire du G20 sur l?agriculture organisé à Paris par la France et l?Australie en octobre 2011 ;

? la conférence du G20 sur la recherche agricole pour le développement, tenue à Montpellier en septembre 2011 ;

? la conférence ?Greening the economy with agriculture? (GEA), tenue à Paris en septembre 2011 sous l?égide de la FAO ;

? la Global Conference on Climate Smart Agriculture organisée à Wageningen en octobre 2011

L?agriculture, de par sa nature multifonctionnelle, est un des piliers d?une économie verte mise au service du développement durable et de l?élimination de la pauvreté et de la faim. Les modalités d?évolution de l?agriculture auront un fort impact sur la réalisation des objectifs de la conférence des Nations unies pour le développement durable.

La recherche agronomique au service du développement durable

L?agriculture se situe au c?ur des enjeux du développement durable. Ses évolutions font l?objet de questions complexes et renouvelées. La recherche doit faire peau neuve pour contribuer à les traiter, à éclairer les enjeux et à les résoudre. Business as usual is not an option!

C?est ainsi qu?est énoncée la principale conclusion de l?Evaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles pour le développement (EICSTAD, IAASTD). Ce processus de consultation à l?échelle internationale lancé par la Banque mondiale et l?Organisation des Nations unies pour l?alimentation et l?agriculture (FAO) visait à déterminer l?impact des connaissances, des sciences et des technologies agricoles passées, présentes et à venir pour réduire la faim et la pauvreté, améliorer les moyens de subsistance des ruraux et la santé humaine, et promouvoir un développement équitable, socialement, écologiquement et économiquement rationnel.

Approuvé lors d?une plénière intergouvernementale tenue en avril 2008, le rapport de synthèse intègre les résultats de l?évaluation mondiale et des évaluations régionales. Il analyse huit sujets majeurs : bioénergie ; biotechnologies ; changement climatique ; santé humaine ; gestion des ressources naturelles ; connaissances traditionnelles ; commerce et marchés ; rôle et place des femmes. Il fait ressortir en quoi la recherche (et en particulier la recherche agronomique, dans son acception la plus large de recherche pluridisciplinaire et polythématique) est une nécessité pour fonder une vision « viable » du développement durable.

La recherche sur l?agriculture et l?alimentation combine, à l?échelle mondiale, une multitude d?organismes de nature, de statut, mandats et de moyens variés : organismes nationaux publics ou parapublics (centres de recherche agronomique, universités, organismes d?appui au développement, services techniques, administrations...) ; des centres de recherche d?entreprises privées (semencières, phyto-sanitaires, production agricole...) ; des organismes privés et des ONG (WRI, WWF...) ; des organismes privés ou publics régionaux ou internationaux (Consultative Group on International Agricultural Research...). Le financement des recherches est tout aussi diversifié, avec un rôle croissant des entreprises et des grandes fondations (comme la B&M Gates Foundation).

Au cours des deux dernières décennies, la recherche agronomique a profondément évolué, mais de façon différenciée selon les organismes et leur intégration dans les communautés scientifiques internationales. Dans les années 1970, il s?agissait de concevoir des itinéraires techniques, de produire des variétés améliorées et de les diffuser en milieu rural -- le modèle de la révolution verte qui a contribué à nourrir la population mondiale. La recherche agronomique a progressivement intégré dans une vision holistique les aspects biologiques, sociaux, économiques, environnementaux des productions agricoles, de l?alimentation, du développement territorial, en les replaçant dans des contextes de changements rapides et de risques accrus. Elle s?est adossée pour cela sur la révolution du numérique et des moyens de traitement et de diffusion de l?information et sur la mondialisation et l?internationalisation des échanges de toute nature. Petit à petit, emboîtant le pas à la modélisation du fonctionnement du climat, elle intègre la dimension globale des enjeux et ne se résout plus à la simple extension (scaling-up) de solutions techniques éprouvées localement.

La recherche agronomique vise toujours à apporter des informations pertinentes, compréhensibles et scientifiquement validées aux agriculteurs, aux décideurs politiques et aux acteurs économiques du monde agricole. Mais, de plus en plus, elle est à l?écoute et en interaction avec les grands enjeux sociétaux, environnementaux, sanitaires et, de ce fait, avec l?ensemble de la société.

La recherche agronomique est confrontée à quatre défis principaux.

Premièrement, elle doit refonder les bases d?une agronomie qui permette une intensification écologique de l?agriculture.

Deuxièmement, elle est devenue un nouvel espace d?interactions pluridisciplinaires entre chercheurs et au sein des organismes de recherche et de formation. Afin de mieux prendre en compte les questions et les défis d?une agriculture multifonctionnelle (au sens donné par l?OCDE), les thématiques de recherche se sont élargies et les disciplines se sont diversifiées. La recherche agronomique aborde aussi bien l?écologie microbienne, le séquençage du génome du cacao, les flux de carbone en forêt, ou le clonage des bovins, que les politiques tarifaires du commerce des produits agricoles, les stratégies de développement territorial ou la perception par les paysans des paiements pour services environnementaux. Dans un monde scientifique enclin à l?évaluation disciplinaire, le défi d?une recherche pluridisciplinaire ne va pas de soi.

Le troisième défi porte sur la place à accorder aux risques et crises, aux interactions entre local et global et à l?intersectoriel. Il est bien ici question d?une évolution des concepts, des approches et des méthodes.

Enfin, le quatrième défi porte sur l?utilité sociale et politique de la recherche et de ses résultats. Il est nécessaire de renforcer les interfaces entre science et politique et d?adapter les recherches à une multiplicité d?acteurs et aux attentes de leurs mandataires, voire des populations. Le spectre des besoins sera ainsi mieux couvert. Et seront favorisés la complémentarité et le continuum entre recherche d?amont et recherche finalisée, entre recherche générique et recherche localisée, entre recherche disciplinaire et recherche pluridisciplinaire.

La recherche agronomique, dans sa diversité, est aujourd?hui plus que jamais un outil du développement durable, d?une économie verte et de la lutte contre la pauvreté.

Pour une orchestration mondiale de la recherche agronomique

La recherche agronomique pour le développement (Rad), tournée vers les pays du Sud, dits en développement, a longtemps été distinguée de la recherche agronomique internationale (Rai). Leurs institutions étaient différentes : pour la Rad, le CGIAR, les systèmes nationaux de recherche agricole (Snra) des pays en développement, et les organisations régionales et sous-régionales ; pour la Rai, les instituts de recherche avancée (advanced Research institutes, Ari) des pays de l?OCDE; et, entre les deux, précurseurs des évolutions en cours, quelques instituts des pays du Nord dédiés au développement de l?agriculture du Sud. La distinction entre Rad et Rai allait de soi, même si elle recoupait d?autres frontières (tropical-tempéré, Nord-Sud, pays riches-pays pauvres, fondamental-finalisé?).

Depuis quelques années, Rad et Rai convergent, ce qui est un atout vu l?ampleur des défis à relever. Plusieurs facteurs expliquent cette convergence : la mondialisation des enjeux liés à la gestion du vivant et aux questions de développement ; la généricité croissante des connaissances scientifiques et technologiques; les évolutions institutionnelles des organismes de recherche (transformation des dispositifs de recherche spécialisés en Europe, montée en puissance des organismes de recherche des pays émergents, réforme du GCRAI?); sans oublier la difficulté à classer les pays dans des catégories anciennes (en développement, industrialisés?). En effet, les équilibres entre pays se modifient.

Les pays émergents, Chine et Brésil en tête, investissent massivement dans la recherche agronomique. Ils acquièrent une capacité scientifique comparable à celle des institutions de recherche avancée, même si la production scientifique agronomique provient encore majoritairement des pays de l?OCDE. Certains pays intermédiaires parviennent à maintenir à flot un système national de recherche agricole avec un niveau scientifique significatif. Mais les disparités s?accentuent avec les PMA (pays les moins avancés), dont les capacités scientifiques s?effritent.

Alors que les moyens publics restent limités et que les problèmes à résoudre se complexifient et se globalisent, il devient urgent que les acteurs de la recherche agronomique, y compris les institutions à l?interface entre science et politique, coordonnent leurs actions. Il en va de l?utilité et de l?impact de la recherche. Les prémices d?une telle orchestration sont apparues ces dernières années : l?expertise collective de l?IAASTD ; la création du GFAR (Global Forum on Agricultural Research), de ses forums régionaux et des conférences mondiales de la recherche agricole pour le développement (GCARD), afin de faciliter les échanges entre la recherche et ses utilisateurs. Et, plus récemment, la transformation du Comité de la sécurité alimentaire de la FAO en un Comité mondial incluant toutes les parties prenantes et adossant sa réflexion à l?expertise scientifique. Lors du sommet de l?Aquila en 2009, le G20 avait d?ailleurs souligné combien une coordination mondiale de la recherche agronomique était nécessaire.

Estimer qu?une coordination est nécessaire ne signifie pas une programmation globale de la recherche agronomique mondiale ou la fin des compétitions entre équipes scientifiques (qui restent l?un des moteurs de la production). Il s?agit plutôt de concevoir et de mettre en ?uvre des mécanismes pour coordonner, et peut-être réguler, les moyens investis dans des systèmes fragmentés de production de connaissances. Il s?agit surtout de réduire les asymétries qui se creusent en renforçant les capacités des PMA, afin que ces pays participent pleinement à la formulation et au traitement des questions de recherche. C?est de dispositifs institutionnels, de règles et d?outils de facilitation dont il est question, pas d?une uniformisation réduisant la diversité, la créativité et l?esprit critique, indispensables à toute recherche.

Tout en soutenant l?ambition d?excellence et de généricité, le Cirad propose comme priorité de renforcer les capacités de production scientifique des pays les moins avancés. Son expérience suggère qu?une production scientifique locale, qui répond à des besoins précis, contextualités, a davantage d?impact sur le développement pour deux raisons : les questions de recherche sont formulées au plus près des réalités; et les chercheurs sont plus à même de participer aux réseaux d?innovation. Par la culture scientifique qu?elle génère, la production scientifique locale est un élément déterminant du développement. Les partenariats doivent donc avoir pour objectif de renforcer les dynamiques scientifiques fragiles et de contribuer à la souveraineté scientifique des PMA.

Le débat sur le renforcement des capacités scientifiques comme moteur du développement (l?hypothèse d?un développement par la recherche) en recoupe un autre, portant sur l?utilité et l?impact des productions scientifiques (une recherche pour le développement). Si l?excellence scientifique se mesure à l?aune d?indicateurs de publication ou de brevets, les attentes exprimées et formulées à l?égard de la recherche, en particulier par les bailleurs de fonds, portent sur la capacité des institutions, dispositifs et projets à produire des changements effectifs, des impacts, sur tous les aspects de la société et de l?environnement. Ces exigences génèrent des tensions entre plusieurs conceptions du rôle de la science d?une part, et de la posture de la recherche par rapport à l?innovation et au développement d?autre part. Elles conduisent également à repenser les systèmes d?évaluation de la recherche finalisée et à en tirer des leçons pour la programmation. Des recherches sur les écosystèmes de l?innovation sont donc nécessaires. Elles doivent porter sur les mécanismes et les cheminements permettant les apprentissages, sur l?enrichissement réciproque des savoirs scientifiques et des savoirs locaux, et in fine sur l?émergence des innovations, y compris institutionnelles et sociales.

L?enjeu de l?orchestration mondiale de la recherche agronomique est de dessiner un système ouvert et inclusif, doté d?une gouvernance souple. Trois domaines sont prioritaires.

Renforcer l?intelligence stratégique et la partager en associant tous les acteurs de la recherche, afin d?identifier les enjeux et les priorités de recherche à l?échelle globale. A cette fin, les connaissances disponibles doivent être recensées, confrontées, synthétisées et intégrées dans une démarche finalisée (ingénierie des connaissances); de nouvelles expertises et des pros-pectives doivent être conduites; la création et la participation aux interfaces entre science et politique sont appelées à s?intensifier. De même, une concertation sur les visions, les stratégies et les priorités de recherche doit être organisée en amont de la programmation afin de prendre en compte la diversité des situations, des perceptions et des priorités sociétales et culturelles, d?éviter les duplications, d?atteindre les masses critiques lorsqu?elles sont indispensables, et de favoriser la circulation et l?utilisation des connaissances.

Élaborer une ingénierie institutionnelle afin de formuler et d?organiser des programmes mondiaux de recherche. Complétant les programmes locaux ou régionaux, des programmes de grande envergure sont nécessaires pour produire les connaissances permettant de relever les défis mondiaux. Ces programmes doivent tenir compte des besoins de connaissances, et répartir les rôles en assumant les asymétries de capacités. Au-delà des regroupements temporaires pour répondre à des appels d?offre, il s?agit de définir des mécanismes et des règles (y compris financières) de programmation et de réalisation de programmes mondiaux.

Faciliter l?accès aux productions de la recherche, en clarifiant le statut de ces productions : règles de propriété intellectuelle, modalités d?accès. Il s?agit d?approfondir le statut juridique de la notion de bien public appliquée aux connaissances scientifiques ou aux matériels biologiques améliorés.

Le Cirad propose de contribuer à cette orchestration mondiale en construction. À la croisée des Nords et des Suds, doté d?une mission explicite de développement des pays du Sud, notamment africains, et d?une longue expérience, le Cirad constitue l?un des n?uds des vastes réseaux de production de connaissances. Il est bien placé pour participer à la réduction de la fragmentation entre les systèmes nationaux, bilatéraux et multilatéraux d?une part, et entre la RAD et la RAI d?autre part. Il peut ainsi contribuer, dans le cadre d?une diplomatie scientifique émergente et en interaction avec les multiples autres acteurs concernés, à la construction d?une nouvelle coordination mondiale de la recherche agronomique pour le développement.

La conférence des Nations unies sur le développement durable, qui se tiendra en juin 2012 à Rio de Janeiro, est une occasion pour promouvoir cette orchestration mondiale de la recherche agronomique, poser les bases d?une nouvelle diplomatie scientifique, mieux positionner la recherche agronomique au regard des défis de demain et contribuer ainsi à un nouveau cadre institutionnel pour le développement durable.
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